André Lemelin, conteur
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Ça parle aux diables, légendes canadiennes-françaises du XIXe siècle

L’imaginaire québécois a été habité par une multitude d’êtres surnaturels et la figure du diable, communément appelé Chalot par nos ancêtres, en est une marquante.

André Lemelin, pour réinventer ces histoires, est allé puiser dans la tradition orale du Québec, l’une des plus riches au monde.

Illustration de Henri Julien (autour de 1900)

Rose Latulippe : À l’occasion du Mardi-Gras, Rose Latulippe danse avec un étranger qui a conservé ses gants et son chapeau. Il la séduit pendant que son prétendant, redoutant le pire, va quérir le curé. Le conte est délibérément assaisonné avec des petites erreurs historiques qui ne peuvent pas laisser indifférent (sourires garantis).

La Chasse-galerie : La nuit du jour de l’An, des bûcheux isolés dans les chantiers du Nord décident, pour rejoindre la parenté en ville, de partir en canot volant à la suite d’un pacte avec le Diable.

Le grand cheval noir : Le curé, grâce au Petit Albert, fait appel au Diable pour aider les ouvriers à terminer l’église dans les délais voulus. Le Diable arrive sous la forme d’un cheval noir retenu et maîtrisé par une bride qu’il est interdit d’enlever. L'histoire traditionnelle se déroule sur fond de référendum québécois où l'on voit défiler les figures politiques de l'époque :René Lévesque, Claude Ryan, Jos Clark, Lise Payette…

Les feux follets : Ils sont comme des flammes dansantes, les âmes errantes des défunts qui ont été de mauvais chrétiens, et égarent les voyageurs. Or, le Père Dargis, lui n'a peur de rien et décide de traverser le fleuve Saint-Laurent en pleine nuit.

L’Homme du Labrador : Un vieux mendiant, Rodrigue Bras-de-fer, bagarreur et voleur, est désigné pour garder le Poste au Diable au Labrador. Une nuit, une bête diabolique entre dans le camp’, déchire tous les lits avant d’arriver à celui de Rodrigue qui, par une prière à la bonne sainte Anne, la supplie d’être sauvé des griffes du Malin.

La Corriveau : Fortunat Dubé, un peu éméché, s'en retourne chez lui la nuit de Toussaint et s'adonne à passer devant la cage du squelette de la Corriveau. Au même moment, le diable et ses acolytes font un grand sabat sur l'Île-d'Orléan.

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