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CONCOURS DE LA MEILLEURE MENTERIE
« RÉCIT DE VIE EXAGÉRÉ »

RÈGLEMENTS
Rédigés par André Lemelin (2005)


POINT DE DÉPART

Nous le savons, l’humour a pris une place considérable dans le paysage québécois et, Dieu merci, nous retrouvons toujours de bons humoristes qui savent nous faire rire tout en nous faisant réfléchir.

Les matches d’improvisation, quant à eux, ont su redonner aux amateurs de théâtre et aux acteurs le frisson du direct et, surtout, la création d’un moment éphémère qui ne se reproduira jamais.

Les soirées de contes, de leur côté, placent des ambiances chaleureuses où le conteur est en relation directe avec son public.

Mettez tout ça dans un sac et brassez ! Et vous obtenez le Concours de la meilleure menterie.


MENTERIE

Une menterie est « une histoire incroyable que vous avez inventée et que vous racontez sous la forme d'un récit authentique ».

Une menterie n'est pas un monologue (où le comédien joue un personnage), ni un conte traditionnel (où le conteur raconte l'histoire d'un personnage), ni des « jokes » humoristiques à la queuleuleu, ni un texte récité littéralement.

Mais la menterie peut contenir une part de tous ces éléments.

CONTRAINTES

1) Votre menterie doit être racontée au « JE » ; c'est à vous directement que l'histoire incroyable est arrivée, vous en êtes le protagoniste.

2) Votre menterie doit être CRÉDIBLE !

DÉROULEMENT

  1. Les six meilleurs menteurs sélectionnés sur le répondeur et le gagnant de l'année précédente viennent se disputer le titre du Meilleur menteur.
  2. L'ordre de passage des menteurs est tiré au sort.
  3. La soirée se déroule avec ou sans thématique, selon le cas.
  4. Un animateur mène le bal et fait office d'arbitre.
  5. Les menteurs ont un minimum de 8 minutes et un maximum de 12 minutes* pour conter leur menterie. Un « Maître du temps » indique aux menteurs l'écoulement du temps. Si la menterie dure moins de 8 ou plus de 12 minutes, le menteur est disqualifié.
  6. Trois points de pénalités disqualifient le menteur (voir plus bas : Pénalités pour « faux-pas »).
  7. Si la menterie n'est pas crédible ou n'est pas arrivée directement au menteur (voir les Contraintes), le menteur peut-être disqualifié.
  8. Le public vote en fin de soirée à l'aide d'une carte de vote ; le gagnant est celui ou celle qui recevra le plus de voix. Le décompte est fait à partir du troisième, du deuxième jusqu'au premier qui reçoit le « Trophée du meilleur menteur » de l'année.

* Les menteurs doivent prendre en considération qu'ils devront peut-être s'expliquer dans leur menterie et prévoir du temps de réponse à l'intérieur des 12 minutes.

PÉNALITÉS POUR «FAUX-PAS»

Avant le vote, des points de pénalité sont proposés par l'animateur et doivent être pris en compte par le public dans leur choix des meilleurs menteurs.

Les point de pénalité sont donnés pour les « faux-pas » suivants :

  • exagération non justifiée par le menteur ;
  • le menteur ne répond pas au public ;
  • abus de langage (sacres, grossièretés, scatologie, racisme, etc.) ;
  • clichés déjà entendus mille fois et qui ne sont pas réinventés ;
  • contradiction dans l'histoire (confusion dans les dates, les lieux, les personnages, les noms, dans l'histoire même…) ;
  • genre non respecté (monologue, conte…) ;
  • non-appropriation (récit connu par tout le monde et non renouvelé…) ;
  • le menteur dit mot à mot un récit appris par coeur.

PUBLIC

  1. Le public peut manifester son doute face à un « faux-pas » en réagissant et en essayant de créer une « rumeur sonore » dans la salle pour forcer le menteur à s'expliquer.
  2. Le public doit éviter d'interrompre systématiquement le menteur et nuire à sa performance ; par conséquent, le public ne peut pas interpeler directement le menteur.

MENTEURS

  1. Dans le cas d'une « rumeur sonore » généralisée, le menteur doit justifier et/ou expliquer son exagération.
  2. Si le menteur ne répond pas au public, l'animateur intervient et demande au menteur de se justifier
  3. Si le menteur ne s'explique pas ou son explication n'est pas crédible, il encourt une pénalité d'un point.

ANIMATEUR

  1. L'animateur ne peut intervenir que lorsque le public manifeste son doute vis-à-vis une menterie ou lors de faux pas flagrant.
  2. L'animateur peut ramener le public à l'ordre s'il est trop bruyant.
  3. Lors du dialogue entre le menteur et l'animateur, le chrono est arrêté.

MAÎTRE DU TEMPS

  1. Le « Maître du temps » indique au menteur ainsi qu'au public le déroulement du temps : un premier carton indique que le temps mininum de huit (8) minutes est atteint et que par conséquent il reste 4 minutes ; un second carton indique qu'il reste deux (2) minutes ; un troisième carton indique qu'il reste une (1) minute ; un quatrième carton indique que le menteur a dépassé son temps et est disqualifié pour avoir dépassé les douze (12) minutes maximum.

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